La légende se nourrit d'exploits et de titres. Si l'OM qui nous est contemporain a distillé sa dose d'émotions fortes au fil des saisons depuis sa remontée parmi l'élite, il n'a, par contre, pas su pour l'instant alourdir le poids de sa domination hexagonale par de nouveaux trophées.
Par deux fois, en 1999 et en 2004, la ligne supplémentaire ne s'est pas écrite au palmarès. Personne ne nous contredira si on dit que le contexte s'y prête davantage aujourd'hui. A Moscou puis à Göteborg les circonstances étaient désunies. En Russie, Rolland Courbis avait du faire avec les suspensions et blessures de bon nombre de titulaires, face à une équipe parmesane redoutable.
En Suède, la cuisse douloureuse de l'arme fatale Drogba, conjuguée à la supériorité des champions d'Espagne plaçaient aussi l'OM en position de challenger.
Le tableau sportif sera bien différent samedi soir. Déjà, Jean Fernandez pourra compter sur l'essentiel de son effectif. Ensuite, l'adversaire ne lui mange pas la soupe sur la tête.
Cet OM-PSG sera un duel de forces sensiblement égales. Un exploit individuel de Franck Ribéry, ou d'un autre de ses partenaires, les départagera peut-être. Mais avant tout, la coupe s'offrira à celui qui la voudra le plus. On sait le désir ardent chez tous les supporters phocéens. Ceux qui investiront le Stade de France, et tous les autres. On le devine tout aussi brûlant au sein du groupe marseillais. Il ira grandissant jusqu'à 20h45 et le coup d'envoi. Et notre excitation avec...
www.om.net - Laurent Oreggia
29 Avril 2006